Ce lundi 31 mars, Marine Le Pen sera jugée par le tribunal de Paris dans l’affaire des assistants parlementaires des eurodéputés du Front national. Voici les peines encourues par la présidente du Rassemblement national.
Ce lundi 31 mars pourrait déterminer l’avenir du Rassemblement national. Marine Le Pen se présentera devant le tribunal correctionnel de Paris pour obtenir son jugement dans l’affaire dite des assistants parlementaires du Front national.
Cette dernière est «soupçonnée d’avoir mis en place un système de détournement de fonds européens au bénéfice du FN» grâce à des emplois fictifs, comme le rapporte le Parisien ce 30 mars. La fille de Jean-Marie Le Pen pourrait-elle perdre le droit de se présenter aux prochaines élections présidentielles de 2027 ? C’est une possibilité selon le journal.
En effet, la liste des réquisitions du parquet fait état d’une « amende de 300 000 euros », de «cinq ans de prison dont deux ferme», ainsi qu’une «peine de cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire». Cette exécution provisoire signifie que la peine sera effective immédiatement après le jugement, même en cas de pourvoi en appel de la part de Marine Le Pen.
Cette peine n’impacterait pas le mandat de parlementaire de la femme politique, mais il «l’empêcherait dès à présent de concourir à toute nouvelle élection, présidentielle incluse, malgré un probable appel». L’adversaire politique d’Emmanuel Macron clame être «totalement innocente» et a déjà signifié qu’elle ferait appel de la décision du tribunal.
Marine Le Pen loin d’être inquiète pour l’avenir
Si Jordan Bardella a déjà affirmé au sujet du jugement de Marine Le Pen par le tribunal correctionnel : «Cela n’aurait aucun impact dans l’opinion. (…) Ça peut même provoquer l’effet inverse.» Un avis partagé par la députée RN du Pas-de-Calais, Caroline Parmentier comme le rapporte Le Parisien, puisque celle-ci statut : «Les électeurs sont convaincus que c’est dirigé contre elle.» De son côté, la principale intéressée a déclaré à l’Assemblée : «Mon cas personnel n’aura aucune influence sur notre capacité à défendre les Français.» Auprès du Figaro, elle se voit déjà candidate à la présidentielle, assurant : «Ma candidature incarnera la constance, la régularité.»